La Fragilité, l'essentiel à retenir

La Fragilité, l'essentiel à retenir

La fragilité est un syndrome clinique. Il reflète une réduction des aptitudes physiologiques, entraînant une diminution des capacités d’adaptation au stress. La fragilité s’installe progressivement, suite à l’apparition et à la superposition de plusieurs facteurs tels que les changements physiologiques liés à l’avancement en âge, le manque d’activité physique, l’insuffisance d’apports alimentaires (particulièrement de protéines), des maladies chroniques associées ou encore divers facteurs environnementaux.

Plus simplement, la fragilité peut être perçue comme une diminution des capacités d’adaptation de l’organisme sous l’action conjuguée de l’âge, de maladies et du contexte de vie.

 

  • Les principaux symptômes de la fragilité sont : une perte de poids involontaire, une diminution de la force et des performances physiques, des troubles de la mémoire, un ralentissement de la marche et une sensation d’épuisement. Des anomalies biologiques et/ou physiologiques peuvent participer à la progression de la fragilité : anémie, ostéoporose, sarcophénie, hyperglycémie ou encore anorexie.

  • Lorsqu’une personne âgée est dite fragile, son état est potentiellement réversible. Il est donc primordial de pouvoir repérer cet état de fragilité et de le prendre en charge le plus tôt possible pour essayer de retarder son évolution vers la dépendance et préserver le plus longtemps possible la meilleure qualité de vie possible .

  • Dans la prise en charge de la fragilité quatre interventions semblent avoir une efficacité 1 :
    • ✔ L’exercice physique
    • ✔ Un enrichissement de l’alimentation en protéines et en énergie
    • ✔ Une supplémentation en vitamine D
    • ✔ Une diminution du nombre de traitements médicamenteux
  • Les personnes âgées fragiles et la dénutrition :

    ➩ près d’une personne fragile sur deux est à risque de dénutrition ou déjà dénutrie 2 et 10% des personnes âgées sont dénutries.

    ➩ Si malgré un enrichissement de l’alimentation traditionnelle, les apports nutritionnels s’avèrent insuffisants 3, les professionnels de santé envisageront une complémentation nutritionnelle orale (CNO).

 

1 L’HAS conseille(4) pour ces patients âgés dénutris la prescription de produits hyperénergétiques (≥ 1,5 kcal/ml ou g) et/ou hyperprotidiques (protéines ≥ 7,0 g/100 ml ou 100 g) pour atteindre un apport alimentaire supplémentaire de 400 kcal/jour et/ou de 30 g/jour de protéines.

2 Morley et al. Frailty Consensus: A Call to Action JAMDA 2013;14:392-7 Subra et al. Intégrer le concept de fragilité dans la pratique clinique : l’expérience du Gérontopôle à travers la plateforme d’évaluation des fragilités et de prévention de la dépendance. Cah Année Gérontol 2012;4:269-78

3 Apport recommandé en protéines pour les personnes âgées dénutries : de 1,2 à 1,5 g/kg/jour 4

4 Stratégie de prise en charge en cas de dénutrition protéino-énergétique chez la personne âgée – Synthèse des recommandations professionnelles – HAS (2007)